Ca va trop vite.

juin 11, 2009 at 11:35 (Uncategorized)

Mon corps a connu une autre aventure, éphémère. 3 semaines de joie simple. La fin ne m’a pas surprise. Je le sais et je l’accepte.

Mon corps a subi un changement. Il s’affine. Et à nouveau, je les ai perdues, ces cascades rouges, qui me renvoyaient l’image de ma féminité détestée. Je ne veux pas les retrouver.

Mes poumons se sont noircis. J’avale des litres de goudron chaque jour, mais j’ai arrêté l’alcool. Enfin, sauf le vin rouge, un Château La Rose 2001 m’attend sagement chaque soir. Certaines choses ne changent pas.

Je tremble à nouveau en écoutant du saxophone, de la flûte et des cordes sèches. Mes doigts se sont agités, et j’ai retrouvé l’odeur de la térebentine, de l’huile, de l’acrylique qui sèche trop vite, la déception des aplats ratés.

J’attends juillet. Le japon.
J’attends août. Paname, ma future ville, ma nouvelle vie.

En attendant, lui, il s’est fiancé.
Je n’ai même pas pleuré.

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Et espérer ne plus jamais espérer.

mai 5, 2009 at 12:57 (Uncategorized)

23 avril. Je t’aime.

24 avril. Je t’aime.

04 mai. J’ai rencontré quelqu’un.

Ma robe de princesse restera sur le cintre, dévorée par les mites, reflet d’un bonheur jamais atteint, pas même effleuré.
Tant mieux, au final. Je porte mieux les haillons.

10 jours. La durée de l’espoir. Du rêve un peu idiot.
Qu’est-ce que c’est fragile, tout ça. Et dire que  j’ai toujours détesté les nombres pairs. Ca s’confirme. Peut être parce que je ne serai jamais paire.

Mais étrangement je me sens bien.
Apaisée.
Légère.

Tu m’as rendue à moi même.
Je n’ai plus le poids de ces doutes, ces attentes, ces troubles anxieux qui cristallisaient mon corps.
Désormais je peux marcher sans avoir peur de tomber, trébucher, ou me tromper de chemin.

Je suis libre.
Je n’ai plus à m’inquiéter de ne pas te rendre heureux.
La souillon préfère rester simple, et ne pas avoir les responsabilités de la princesse. Et si elle fait une erreur, personne ne la voit.

C’est apaisant.

Je t’aimais. Je t’aime encore. Tant pis.
C’est pas si mal. Je t’aime. Mais je suis libre de toi.
C’est l’idéal.

Jusqu’à quand?

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Et espérer anxieusement.

mai 2, 2009 at 5:12 (Compliquer. Pleurnicher. Amen., Mo[ts/i])

Je suis nerveuse. Oui, je suis nerveuse, tu sais, à tirer sur ces clopes, à me tenir le ventre, à fixer le calendrier putain putain putain est-ce que ça va se faire et à  attendre que les couchers de soleil se succèdent, tandis que les coups de fil se sont arrêtés. Il y a deux dates que j’attends, l’une plus que l’autre, et je conjugue mon anxiété au futur, m’abandonnant à des illusions éphémères jusqu’à ce que la Raison avec un R majuscule, ma grande pote, revienne me secouer un bon coup tu vas p’t'être attendre de voir comment ça s’déroule au lieu de t’envoler comme une débile sur ton nuage de barpababa.

Je tourne en rond. Est-ce que c’était une folie, d’acheter cette robe qui m’a coûté un bras, est-ce que c’était idiot, d’en parler à l’Amazone, et toute la clique familiale, de partager des mots prononcés alors que nous étions ivres tous les deux, mais lui plus que moi? Il y a ses je t’**** qui résonnent encore dans mon oreille gauche, celle que je plaquais contre le téléphone jusqu’à l’y encastrer, tellement j’étais en manque de sa voix, il y a cette confession incroyable que je n’ai pas encore oubliée, que je me répète tellement que je ne sais même plus si finalement, elle venait de lui ou de moi, il y a ce désir incessant qui ne quitte pas mon corps, et il y a l’attente.

Peut être, tu vois, que la semaine prochaine, je serais déçue. Que je me serais pris un désolé dans la gueule, et que je me retrouverais seule et bien conne, avec ma robe de princesse humiliée, et mes chaussures en plastique transparent. Peut être que je lui en voudrais, que je m’accuserais une fois de plus d’avoir été bête, d’y avoir cru, de l’avoir voulu. Ou peut être que je serai lovée dans ses bras sous une couette, et que je mangerais du chocolat fondu en me barbouillant la bouche comme une enfant pourrie gâtée que je suis.

Et si jamais c’est ça. Si jamais je suis heureuse dans quelques jours. Si jamais j’ai envie de crier au monde entier que je l’aime comme une folle, comme un soldat, comme une brochette de Tadagas, alors peut être que le mois de juin sera déterminant pour moi. Du genre à y jouer ma vie. Ou du moins, les 10 mois à venir, oublie juillet-août, ça compte pas c’est l’été. Je vais partir. Juin me dira si j’atterris au nord de ma ville et à la fin de ma vie j’peux pas j’peux plus rester ici ou si je démarre en fanfare un nouveau chapitre, time to live, finally.

Mais j’ai pas fini. J’ai pas fini, dans ma cascade de peut être et si et comment et j’espère. Si je suis projetée au sud de la capitale, est-ce que tu tiendras ta parole? Est-ce que ta proposition sera toujours d’actualité? Est-ce qu’on deviendra la caricature des couples américains sourire colgate qui se tiennent la main en cherchant une maison, est-ce qu’on sera ce couple que nous étions, zombifiés dans un canapé pourri qui glisse, à se foutre allègrement des reportages sur les chamallows russes, est-ce qu’on sera un couple de jeunes cons, mais en fait c’est pas ça, c’est pas ça la vraie question. Est-ce qu’on sera un couple, tout simplement? Je te l’avoue,ça me fait vachement peur.

Et puis si c’était faux, tout ça. Si tu m’avouais que tout ça, tu l’as dit sous l’effet de l’alcool, la bière c’est chouette, le whisky c’est funky, tu l’avoues toi même, tu deviens vach’ment plus raisonnable une fois à jeûn. Si je me retrouvais finalement toute seule, dans un 27m² / 850€ de loyer / 7ème étage sans ascenseur / télé cryptée / clopes + café ?
C’est ce que j’avais prévu, après tout. Passer mes soirées en tête à tête avec mon stepper de fille superficielle tu comprends je veux avoir un corps de bonnasse, boire uniquement du vin rouge ou du lait chaud à la cannelle, me vautrer dans un fauteuil miteux pour lire des bédés de gosse ou des poèmes de tarés, faire le ménage une fois par mois et m’endormir sur mon travail, même pas démaquillée.
Je sais pas, tu vois. Je sais pas comment je réagirais, si j’étais rendue à moi même, pour de bon, entièrement, totalement; Je sais pas si je serais en colère, triste ou amère, de te savoir près mais totalement absent. Et je ne sais pas si je veux le savoir.

Me retrouver seule aurait du bon.
Te retrouver serait également pas trop mal, je le concède.
Alors?

Mais c’est encore loin tout ça.
Faut que j’attende fin juin, une éternité.
Alors pour l’instant, je guette celle que je serai la semaine prochaine.

Et ça me rend nerveuse.
Je suis nerveuse, tu sais.

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Voilà.

avril 5, 2009 at 10:21 (Compliquer. Pleurnicher. Amen.)

Mon coeur est faible. Très. Il ne cesse de grelotter, le fragile palpitant, épuisé par la pluie de doutes et d’incertitudes, l’orage de désillusions, l’ouragan de désenchantement.

Je n’ai jamais eu l’humeur aussi lunatique, alternant entre paix et mépris, rêverie et méchanceté, médisance et respect. Le cerveau disjoncte, comme les vertèbres lâchent.

Je sens remonter doucement le long de ma colonne les remontrances d’antan.

Tu n’es qu’une…
Mais enfin, tu…
Tu sais bien que…

Non, je ne connais pas ce «tu» que l’on accule, ce n’est pas moi, ce n’est plus moi, j’ai grandi, j’ai mûri, tes reproches ne m’atteignent plus, et pourtant, et pourtant, ce soir j’ai encore une boule au ventre, une gorge serré, un coeur malade, et j’ai beau me cacher sous la couverture, je n’échapperai pas à une nuit de cauchemars d’enfance.

Et avec tout ça, j’ai vraiment mal au dos.

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Where did we go?

mars 26, 2009 at 10:14 (Compliquer. Pleurnicher. Amen., Mo[ts/i])

C’est le ciel gris, c’est le nuage lourd.
C’est l’arc en ciel monochrome, c’est la pluie transparente,
Oui c’est ça,
C’est tout ça, mon futur paysage, mon futur morne chez moi, et pourtant je l’aime déjà, parce que la mélancolie me va si bien au teint. Regarde, je fonds sous le soleil, je ne porte pas si bien la couleur de la gaieté. Je rougis comme une tomate, qui explosera, se réduira en bouillie sanguine, se liquéfiera sous une chaleur moite et douloureuse, je finirai en sueur, exténuée, abattue, harassée par cette vague de bonheur estival contre lequel je ne suis pas vaccinée.
Je contemple déjà les champs de sourire qui s’offrent à mes yeux, les innombrables cm² de chair révélée, certaines déjà bronzées, pain d’épice, d’autres orangées, et j’ai peur, trop de couleur, trop de couleur, où est la pâleur, la tendresse du blanc crème, la nostalgie du gris pastel?

Le brouillard me cache et la brume m’engloutit.
Sous le ciel bleu je m’expose, moi et mes vices, et mes défauts, et ma peur viscérale.
Ma peur de marcher sous ce soleil resplendissant. Seule. La main vide. Qui pend, solitaire, au bout d’un bras ballant. Et n’est pas enserrée par la tienne.

Alors pour fausser cette impression, je la lève, prends une cigarette, et mes doigts trompent leur isolement en jouant avec le feu, la fumée. Grise.

Je veux retourner dans la cité grise et errer dans le métro, avec ta main qui me guide, et tes yeux qui me surveillent.

Mais ça
C’est
Trop demander.

Je me moquais du chemin à suivre, car c’était le tien.
Désormais c’est le mien, et je n’ai jamais eu aussi peur de marcher.
Par où aller?

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Lost

mars 23, 2009 at 11:11 (Uncategorized)

« Je crois que je suis amoureux de toi »
Je me prends ça dans la tête. Dans le coeur. Et en même temps, il dit que pour nous, c’est «no future», que même si on se retrouve pas loin, ça sera difficile. Je tangue, j’oscille.
Comme toujours, aucune prévision. Il me dit qu’il ne veut pas me faire attendre, me faire espérer, je lui réponds que je sais, que je n’attends pas, que je n’espère pas, et que donc, à chaque fois, les retrouvailles avec lui sont comme un miracle.
LA nuit, je pense qu’il dort, alors je murmure un « je t’aime » étouffé, mais il l’entend, et je rougis dans le noir, avant de me recoucher au creux de son épaule.
Cette fois, en le quittant, je ne pleure pas. Advienne que pourra…

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Waiting for something;

mars 20, 2009 at 10:02 (Uncategorized)

Je m’envole en train ce soir.
Direction Paname;
Direction les b ras de l’homme aux yeux verts. Mais je suis remplie de doutes et d’appréhension et de crainte.
Ca va foire, ça va foirer, ne cesse de me répéter ma petite voix intérieure, et enr réalité, ça m’est bien égal -je crois- que ça foire. Je ne devais pas l’aimer tant que ça. Je sais pas.
Alors j’attends. On verra.

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Everything changes

mars 8, 2009 at 9:56 (Compliquer. Pleurnicher. Amen., Ren'à'foutt')

Pour la première fois, le silence est en train de me tuer.

Mais c’est parce que c’est le tien.

Réponds moi.
Réponds moi, putain.

Je ne t’écrirai plus le moindre petit message. Ni mail. Ni quoique ce soit. Ca suffit.
Tu vas sortir de ma tête.
De mon cœur.

Je sais désormais que je me suis plantée.
Tu ne m’as pas envoyé ce message à moi.
Tu ne peux pas m’ «adorer».
Jamais.
Idiote que je suis, dire que j’y ai cru, mais.quelle.cruche.
Je t’aime.
Et pour la première fois, je le regrette.
Tu as du bien te marrer en lisant mon mail ridicule.
Je suis ridicule.
Ma vocation.
Aurais dû faire clown d’humour sentimentalesque.
JE vais me taire. Ca vaut mieux pour tout le monde, je crois.

Allez, salut.

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Attente

mars 6, 2009 at 11:07 (Mo[ts/i])

Je suis devenue incapable d’écrire.

Mais la raison, je l’ignore.

Je ne suis pas heureuse, enfin, pas encore, je ne le pense pas.

Alors que comme d’habitude, je tentais de m’habituer à son silence, et que mon coeur se faisait à l’idée qu’il soit heureux avec une autre, une blonde, je les imagine toujours blondes, les autres,  avec de longs cheveux ondulés ou un carré dynamique, les joues roses et les lèvres presque rouges, qui s’étirent jusqu’à des pommettes mignonnes, ornements d’un sourire malicieux et plein de vie, alors disais-je, que j’apprenais que finalement je n’étais pas si cruelle que ça puisque l’imaginer ainsi, rire avec une autre dans ses bras ne me provoquait plus d’amertume, de méchanceté, de jalousie verte et aigrie mais juste un vague, un énième sentiment d’abandon, on me regardait.

Moi et mes cheveux courts désormais, j’attirais les regards, un en particulier, un regard rieur, des yeux bleu clair, d’un clair presque douloureux.

Il n’a fallu qu’une soirée d’anniversaire, et un thé dans un salon pour finir chez lui. Soirée interrompue, au beau milieu de la nuit, Reviens à la maison ton grand père est tout froid je crois qu’il est mort, mais soirée marquante, qui me fait découvrir un homme rassurant, qui fait disparaître mon angoisse que je cache mal. (mon grand père va mieux, merci, un simple arrêt cardiaque et une mère qui manque de tact au répondeur)

Devant l’immeuble gris et triste du presque jeune ancêtre, encore plus maussade que d’habitude, la nuit ne fait qu’accentuer la noirceur du béton, devant le camion du samu et celui des hommes du feu, devant la porte grand’ouverte qui me mènera au quatrième étage, devant le cinéma fermé et le lampadaire à l’ampoule grillée, je me réfugie dans son manteau. Si je lève la tête, c’est parce que sa main pousse mon menton vers le haut. Et voilà mes lèvres happées par les siennes, et sa moustache est douce, et ses cheveux me retombent dessus comme une caresse nébuleuse.

Il n’est pas une énième aventure, comme celle que j’ai vécues depuis août. Je me réfugie presque tous les jours  dans son minuscule appartement qu’il partage avec sa soeur, juste au dessus des bars à pute, je m’y réfugie, et j’aime m’endormir sur son torse presque imberbe.

Je lui ai tenu le même discours, ne t’attache pas à moi, non non non, je partirai de toutes façons, je suis amoureuse de l’autre, n’espère pas grand chose, et il a ri, me traitant de petite naive, sacrée toi. Et je me suis tue. Parce que je me sentais bien.
Je ferme les yeux. Je respire l’odeur de son tabac à pipe. Celle du whisky. JE veux rester contre lui. Je me sens en paix, et protégée. C’est moi qui suis en danger, c’est moi qui dois faire attention à n pas m’attacher…

Pourtant.
Le matin, au réveil, il y a l’autre, celui aux yeux verts qui a hanté ma nuit, mes rêves, il y a l’autre qui a envoyé un message qui me bouleverse.

Merci je t adore.

Qu’est-ce que c’est que ça? A 8h du matin? Des questions. Des questions, des milliers de questions, d’espoirs dans ma tête, mais pas de larmes. J’hésite. Étais-tu encore saoul? T’es tu trompé de destinataire? Ou bien te sens tu mal?
J’ai tellement peur que ce soit la dernière option. Alors j’écris un mail, que je n’oserai relire, je regrette à moitié l’avoir envoyé. Et je guette un signe de vie, montrant que tu es là, que tu vas bien. Peu importe que tu ne me répondes pas, j’y suis habituée, mais montre au moins aux autres que… Enfin, j’obtiens la satisfaction de voir qu’apparemment tes vacances se passent bien, et je souffle, et je recommence à sourire franchement, je pense que tu vas bien mieux désormais. Mais moi?

J’ai réservé ce séjour. Je ne sais pas encore si tu m’y rejoindras. En moi , j’ai l’impression de le savoir. La réponse est négative. MAis au moins. Ce sera un bon moyen de guérir définitivement de toi.

Lorsque j’arriverai dans la chambre double de l’hôtel, si tu n’es pas avec moi, je promets que je tirerai un trait sur toi. Si tu y entres avec moi, en revanche, j’ignore totalement ce que je ferai, mais la probabilité que cela arrive tourne autour des 0.5%, dirons-nous.

Je suis toujours amoureuse, je crois. Parce que c’est à toi que je pense en achetant ce corset en velours, c’est toi que j’espère, et je ne peux toujours pas embrasser sur le front. Je veux entendre ta voix.

Pourtant.

Pourtant celui aux yeux bleu est en train de prendre une place dans ma vie. J’ai déjà pleuré, ivre et pitoyable, au creux de ses bras, et il m’a rassurée, j’ai déjà songé à lui faire un cadeau, j’ai déjà recommencé à vouloir être belle pour lui aussi alors que je ne voulais l’être que pour toi.

Je suis encore dans un état de doute, de suspension entre vous deux. Choisirai-je le bleu ou le vert?

Tu me perds.
Tu es en train de me perdre, je crois, je te le dis, même si tu t’en contre fiches, même si ça n’a pas d’importance, je te le dis, parce que je veux être honnête avec toi. Si tu ne viens pas me rejoindre, je le te dirai.

You finally lost me. For good.

Et ça me brisera.
Parce que je t’aime.
Mais tu sais bien que je ne crois pas à l’amour éternel.
Je savais bien que ce jour viendrai. Où les sentiments ne se graveraient plus sur ma peau et mon coeur, mais sur du papier calque, et finiraient par disparaître. Peu à peu.

J’attends.

J’attends le 23 mars. Ce jour me verra de retour du séjour paradisiaque ou infernal, ce jour, j’aurai l’esprit en paix, heureux ou désespéré, et le coeur calme.  Ce jour, je saurai si je dois mettre un point final à notre histoire ou bien continuer de la parsemer de points de suspension.

J’ai hâte. Je veux savoir. Parce que quelle que soit la réponse, je pense que j’irai bien. Je pense.

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Hahaha

février 15, 2009 at 10:21 (Compliquer. Pleurnicher. Amen.)

Non.
Dans un mois je ne sourirai pas.
C’est dit.
Tant pis pour ma gueule. Je savais bien qu’il fallait que j’émette des réserves.
Que je devais douter. Me méfier.
Mais je savais pas que ça me ferait autant d’effets. Autant pleurer.
Bon sang. J’avais donc autant d’espoir dans le cœur?
Je l’ignorais. C’est effrayant.

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